Affichage des articles dont le libellé est Rumba autres sujets. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rumba autres sujets. Afficher tous les articles

mardi 2 janvier 2007

Site sur la Rumba de Berta Jottar (NYC)


(publié par Guarachón)
Artiste vidéo, Professeur-assisatnt en Théâtre et en Études Latines au Williams College Berta Jottar a créé ce qu'elle appelle un "cuaderno interactif" sur la rumba qu'elle veut être "une cartographie de la Diaspora". Le site propose d'explorer la rumba non seulement à Cuba mais dans le Monde entier. Sa thèse de doctorat, "Rumba in Exile: Irrational Noise, Zero Tolerance & the Poetics of Resistance in Central Park" [NYU 2005] est centrée sur "la Période Spéciale" à Cuba et ses effets sur la rumba de New York, ou "Rumba de Central Park".
En plus de quelques beaux vidéo-clips sur Mario Dreke "Chavalonga", Pedro Celestino "Fariñas" et sur Juan de Dios "El Colo", son site comprend également des clips sur Central Park montrant Manuel "El Llanero" Martínez et "El Tao la Onda", et une création photo sur la rumba new-yorkaise (ci-dessus).
Un beau montage vidéo interactif mettant en scène Pedrito Martínez Campos et Román Díaz, permet de "les faire jouer":


Aller le visiter, et "have fun". http://hemi.nyu.edu/cuaderno/CUADERNO_Version0203.03/index.html

mercredi 6 décembre 2006

Décima et Rumba: De Retour sur le Web!

"Décima and Rumba: Iberian Formalism in the heart of Afro-cuban song," par Philip "Felipe" Pasmanick, en anglais.

No soyez-pas effayés par le titre, il s'agit-là d'un magnifique ouvrage sur l'étude de la rumba et d'un essai indispensable à tous les spécialistes, (et spécialement aux chanteurs, ndt.).
Une partie très importante de cet essai est dédiée à l'étude des systèmes de versification en usage dans la décima de la rumba cubaine.
Originellement publié dans la Latin American Music Review en juillet 1997, on peut la télécharger ici avec l'aimable permisson de son auteur.
Elle est disponible également en espagnol.

vendredi 1 décembre 2006

"Dichosa Habana", ou "Iyamba Bero": Son ou Rumba?

(de Guarachon, traduit par Patricio)
Les lecteurs de ce site sont sans doute familliers de la rumba connue sous le nom de "Guaguancó Callejero" ou "Dichosa Habana" d'Ignacio Piñeiro. Une des versions les plus remarquables est sans conteste la version chantée par Gregorio Hernández "El Goyo" dans Rapsodia Rumbera. (Cet album indispensable semble être épuisé, et avoir même disparu du catalogue en ligne de la société Egrem. (Quelqu'un connaît-il un autre site de vente en ligne le proposant encore?)
La version d'El Goyo a été enregistrée dans un contexte résolument moderne. Mais, comme on peut s'y attendre d'une chanson de Ignacio Piñeiro, "Dichosa Habana" a des racines très anciennes: elle a été enregistrée dans les années 1920 sous l'apellation "clave ñañiga". Un ami m'a récemment envoyé une version digitalisée d'un enregistrement issu d'un 78 tours, et il existe quelques curieuses différences entre les deux versions, que je me propose de souligner ici.

Je vous propose d'abord d'écouter la version d'El Goyo:


Les paroles supposées sont les suivantes:
O ño ño ño, o ño ño ño, o ño ño ño-o...

A wá fu mi Elese o iyesá
A wá fu mi Elese iyesá
Ago ago ago ago ago ago
Elegguá ago Lona
Ago ago ago
Elegguá ago Lona

Dichosa Habana que confunde a la gente
Son muchos los intendentes
que viven a la campana
El que menos tu piensas se juró Abakuá
El que está en la levita entona un guaguancó
Y llama(n) al Iyambá de los Enkomo sonoros
¡Como baila el Obonekue en harmonioso compás!

Je me suis toujours demandé ce qui a inspiré ces curieuses paroles dont voici une possible traduction:
Maudite Havane qui trompe les gens
Ils sont nombreux les intendants qui vivent au son de la cloche
Celui dont tu ne l'imaginerais même pas s'est initié Abakuá
Celui qui porte la jacquette entonne un guaguancó
Et appelle l'Iyamba avec les Enkomo sonores
Comment danse l'Obonékue d'un rythme si harmonieux!

(Iyamba = haut grade de la société abakuá, Enkomo = les trois petits tambours Abakuá: obíapá, biankomé et kuchi-yeremá)

Cette chanson avait déjà été enregistrée en 1952 dans le style big-band "à la cubaine", par Senén Suarez, avec à peu près les mêmes paroles.
J'ai eu également connaissance d'une version encore plus ancienne par le spécialiste de la société abakuá Ivor Miller. Dans son article "A Secret Society Goes Public: The Relationship Between Abakuá and Cuban Popular Culture" (African Studies Review, Vol.43, No.1, pp 161-188), Miller écrit:
"[Ignacio] Piñeiro n'a pas seulement réalisé des enregistrements commerciaux de chants Abakuá, mais a également composé des textes traitant d'un aspect peu connu de la confrérie: beaucoup de jeunes hommes de l'élite sociale sont devenus Abakuá à partir de 1860. (...) La chanson "Iyamba bero" de Piñeiro (ca.1925-28) fait référence aux politiciens locaux et aux businessmen qu'il a rencontrés en jouant dans leurs soirées privées."

Je vous propose maintenant d'écouter cette version par Juan de la Cruz Izanaga, Bienvenido León and Alberto Villalón (dont Cristóbal Díaz Ayala situe l'origine en octobre 1927).


Au-delà de l'évidente disparité mélodique entre les deux versions, les paroles de cette ancienne version y sont également différentes:
Dichosa Habana que confunde a la gente
El más malo es decente y vive a la campana
Él que menos Ud. piense es un puro Abakuá
Que suelta la levita y toca el bongó
Y llamando al Iyamba Beró entona sonoro
Como regio Abanékue un harmonioso compás.

Ma traduction à partie de celle de Miller (patricio):
Maudite Havane qui trompe les gens
Le pire des hommes y devient décent, et mène la belle vie
Celui que vous suspectez le moins est un pur Abakuá
Qui ôte sa jacquette pour jouer le bongó
Tout comme il a dirigé l'Abanékue de son rythme harmonieux

Ainsi la version récente du guaguancó de Goyo admet-elle l'idée des blancs, ou des membres de la haute société "portant le costume" intégrant les rituels afro-cubains, devenus non seulement abakuá, mais également rumberos. Les parties de l'introduction chantée par Goyo ("O ño ño ño" ou "A wá fú mi Elese o iyesá") figurent également dans la version de 1952. Pour moi (guarachon), ce fait soulève une évidence: ces parties sont la marque d'une précédente version plus-ou-moins "rumba" ajoutées au Son initial de Piñeiro (lui aussi grand rumbero). D'un autre côté, les différences mélodiques posent une d'autres questions: cette chanson est-elle une rumba à l'origine? Piñeiro l'a-t'il transformé en Son? Les cas de chansons de Piñeiro qui sont à la fois des rumbas et des sones sont nombreux (cf. "Bardo"). Un bref passage de cette même chanson figure également dans une columbia enregistrée dans les années 90 par le groupe folklorique Santiaguero Cutumba sur le cd "Real Rumba", constituant ainsi une des rares rumbas à être à la fois une columbia et un guaguancó. Il serait évidemment intéressant de questionner El Goyo pour savoir où il a appris cette chanson, et s'il peut nous éclairer sur ce point.

mardi 7 novembre 2006

Rumba en Belén

Extrait du film "Roots of Rhythm", avec des passages traitant du "vacunao"...


(de Guarachón):
I pense que le groupe qui joue ici est une ancienne version du Conjunto de Clave y Guaguancó, même si l'on y voit chanter Miguel Chappottín Beltrán et Juan Cámpos Cardenás "Chán" du Grupo Yoruba Andabó. Le danseur de la columbia finale sera famillier au rumberos de NY et à ceux d'entre eux qui fréquentent le Djoniba...

EDIT: Voici le lien pour télécharger un meilleure version de ce clip: href="http://rapidshare.com/files/10936095/rumba.belen.mp4">http://rapidshare.com/files/10936095/rumba.belen.mp4.

samedi 9 septembre 2006

Guaguancó en Marianao (wuakeen)


Voici une vidéo offerte par Joaquín "Wuakeen" de Los Ángeles.
N'ayant pas encore "dialogué" avec celui-ci sur le net, pas de commentaires possibles, donc, il s'agit pour l'instant d'inconnus.
Ce clip finalement disponible sur YouTube est quand-même un morceau de choix pour les transcriptions de percussion, étant donné qu'on y voit tout le travail des cajones en détail.
D'un grand intérêt, donc. Mille mercis à Wuakeen pour tout cela.